Lettre d’information
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Mars 2015 |
Énergéthiquement vôtreDe nouveau, un fort contraste entre des événements favorables (ci-dessus, des pales de 65 m de long), même en France, et la pression, qui ne se relâche pas, de tout un système qui semble avoir décidé de nous laisser dans les rêves qu’il caressait dans les années soixante-dix, il y a quarante ans, et même avant. L’avenir n’est pas là, comme nous essayons de le montrer et de le démontrer dans ces pages. Bien d’autres le pensent, l’écrivent et le disent, sans que ces messages soient en aucune manière relayés par les médias de masse, bien au contraire. Mais nous continuons sans désemparer, encouragés par les nombreux échanges avec nos lecteurs. Nous venons de mettre en ligne les enregistrements vidéo de notre Web-conférence du 10 décembre dernier, consacrée à la problématique d’ensemble du chauffage au bois, de l’arbre à la chaleur. C’est un gros effort que nous allons poursuivre : n’hésitez pas à visionner et à recommander ces documents qui vous ouvriront des horizons que vous ignorez probablement, et surtout qui vous inviteront à l’action, parce que, même en ville, le bois n’est jamais loin. |
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Energitorial |
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| Pas si anti-solaire ni anti-éolien, mais contre le solaire et l’éolien chez vous. Ils veulent tout, massif et concentré pour eux, afin de vous garder sous dépendance. |
Entre transition heureuse et transition foireuse : le choix interdit ?Dans de nombreux pays, la transition énergétique commence à prendre forme, notamment en ce qui concerne leur système électrique, poussée par les évolutions technologiques et les réalités économiques et environnementales. Dans certains, cela se fait de manière très volontariste et consensuelle, ce qui ne veut pas dire que le doute soit toujours absent, ni que ce soit facile : c’est le cas de pays européens, comme l’Allemagne, le Danemark, l’Autriche ou encore le Portugal, pour ne citer qu’eux. Ces pays s’acheminent résolument vers une électricité sans énergies fossiles, fauteuses d’émissions de gaz à effet de serre et de dépendance économique et politique, ni énergies fissiles, en raison des graves risques qu’elles font peser sur les populations, de leurs coûts qui s’envolent, et de l’étroite dépendance dans laquelle elles placent également les utilisateurs vis-à-vis des pays détenant les ressources en uranium (nous devrions être bien placés pour le savoir.) Ce qui frappe dans ces pays, c’est la force du consensus et l’adhésion profonde de la population, y compris celle des acteurs historiques du système électrique : L’exemple le plus marquant est peut être celui de E-ON, la plus importante société d’énergie allemande, dont le président, Johannes Teyssen explique qu’il faut travailler dans le sens du monde de l’énergie du futur, même si le monde de l’énergie classique subsiste encore, et ceci requiert des approches entrepreneuriales bien différentes. C’est ce qu’il a engagé avec beaucoup de clairvoyance. Tous ces pays auront, d’ici quelques années, voire deux ou trois décennies, opéré leur transition du système électrique. |
Sommaire |
1. Les projets de nos territoiresUn nouveau cycle 2. La transition en France et dans le mondeDelendum est RTBA : Ils ne perdent rien pour attendre, et on s’occupe d’eux en-dessous. 3. Chroniques de la transition heureuseBurlington (VT), première ville des USA 100% électricité renouvelable 4. A vous de jouer !On retrousse les manches, on ne lâche rien ! |
1. Les projets de nos territoires |
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| ??? |
Un nouveau cycle :Plusieurs projets viennent de s’achever et commencent leur exploitation. D’autres prennent la suite, qui s’inscrivent dans des termes plus ou moins longs :
Du pain sur la planche et des expériences riches, à partager. |
2. La transition en France et dans le monde |
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| éoliennes : 1 – avions : 0 Le seul accident répertorié à ce jour, dans le Dakota |
Delendum est RTBA : Ils ne perdent rien pour attendre, et on s’occupe d’eux en-dessous. |
| Une machine simple, légère, robuste et compacte Mais c’est une vraie grande éolienne, sans multiplicateur, comme celles du Mené |
Tordre le cou aux âneries rabâchées par les anti-éolien terrestre : Il y a maintenant de nouveau des éoliennes terrestres de conception et de fabrication françaisesNous avons eu la très heureuse surprise de découvrir un nouveau constructeur d’éoliennes français, avec une technologie innovante, la génératrice à flux axial et aimants permanents, qui apporte plusieurs avantages : masse de nacelle plus faible avec des contraintes mécaniques moins serrées, simplicité d’assemblage, meilleur rendement aux vents faibles et moyens. Cette première machine, DDIS60, de puissance 800 kW et sans multiplicateur, est l’héritière lointaine d’une machine développée dans les années 90 par la société Jeumont Industrie (groupe Framatome devenu ensuite Areva), la J48. Au sein d’un groupe où tout ce qui est or finit en plomb, cette éolienne, victime de choix techniques malheureux, eu un destin fort fâcheux, qui illustre à loisir la première page du site de nos « amis » de « vent de colère ». Mais la cheville ouvrière de cette entreprise n’a rien lâché, et il est maintenant adossé au groupe OVH, qui sait faire de l’or avec du plomb, et du silicium (si, si, ça existe même en France, loin de Paris.) Une première machine a été installée à Onnaing dans le Nord en 2011, suivie maintenant par un parc de huit machines dans les Vosges. |
| L’unité de méthanisation Ferti-nrj à Passel dans l’Oise |
Une histoire (un peu) tristounette qui donne à penser.Elle vous aura peut-être échappé : c’est celle d’une entreprise innovante, installée à Passel dans l’Oise, qui a mis en jeu un développeur exploitant d’installations d’énergie renouvelable / environnement, deux structures regroupant des exploitants agricoles (une coop et une SAS), et un complément d’investissement apporté par la Caisse des Dépôts et Consignations. L’installation a été mise en service en 2009 : elle vient de se vendre, un peu à bout de souffle, à la société SARIA Industrie, filiale du groupe allemand Rethmann, très actif dans le monde des déchets. Rassurez-vous (?), le nouvel actionnaire a tenu à conserver les anciens comme minoritaires, et ils ont été d’accord… Il s’agit de méthanisation, pas seulement de déchets agroalimentaires, mais également de boues de stations d’épuration. Un investissement de 7 M Euros, pour une capacité de 40 000 t de déchets traités. Des pertes représentant plus de la moitié du chiffre d’affaires, occasionnées par la concurrence forcenée sur le marché des déchets, activée par la proximité de la Belgique, très active dans le secteur. Nul doute que ce soit une bonne affaire pour SARIA, qui doit récupérer un bel outil pour pas cher, et qui maîtrise bien, et même écrase le marché des déchets : ils savent comment faire pour rendre l’affaire rentable, comme l’a indiqué Serge Verdier, Directeur Général du Pôle Energie de Saria Industries. Probablement une moins bonne affaire pour les monteurs et investisseurs initiaux de ce projet. |
3. Chroniques de la transition heureuse |
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| Boisements et relief Des fermes avec des stocks de bûches… Beaucoup de porcelaine Le bâtiment Dao Yun, octogonal, construit en terre, datant de l’époque Ming, au XVe siècle. Et les fameux méthaniseurs « à la chinoise » sans oublier le TGV qui longe la côte : quels contrastes ! |
Le Xian de Rao PingJe vous invite à un tour très exotique, que m’ont offert cette année deux étudiants du Master 2 ENR de Nantes, FU Jian Zhi et WANG Long. Oh, vous allez vite voir que le Xian de Rao Ping n’est pas vraiment le paradis des énergies renouvelables, comme nous pouvons en trouver en Europe, mais, dans une société restée, dans certains secteurs, proche des fondamentaux, l’usage traditionnel des énergies renouvelables est toujours bien présent, largement complété par des installations plus modernes, mais encore bien modestes en puissance. En fait, ce territoire de 2200 km², avec plus de 960 000 habitants, est à l’image de la Chine, si tant est que ce pays puisse n’avoir qu’une image : très peuplé, avec une économie en mutation profonde. Le Xian est quelque chose comme un département, et celui de Rao Ping est tout au sud de la Chine, sous le tropique du cancer, dans l’est de la province de Canton (100 millions d’habitants sur une superficie du tiers de celle de la France), tout en bordure de celle de Fujian à l’est, et au bord de la mer de Chine méridionale. C’est un pays rapidement escarpé quand on monte vers le nord, et fortement boisé, même si le boisement est un peu « rabougri » par endroits. La population est surtout massée dans le sud, près de la mer, et, dans le nord, en altitude, on peut avoir besoin de chauffer.
Mais encore une fois, tout ceci reste faible, et il n’existe pas de statistiques accessibles permettant de se faire une idée à la fois du poids actuel des renouvelables et des perspectives de progression. |
4. A vous de jouer ! |
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On retrousse les manches, on ne lâche rien ! |
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